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Les fêtes d'automne à travers le monde

Photo du rédacteur: Journal AgoraJournal Agora

Les feuilles commencent à tapisser le sol d’une robe orangée, on commence à sortir les plaids et les écharpes, l’automne commence à pointer son nez. Mais il ne faudrait surtout pas commencer à penser que cette saison est limitée à regarder des séries dans un lit douillet. En effet, cette période est aussi animée par bons nombres de festivités et je vous invite à présent avec moi à prendre de la hauteur et à regarder comment on fait la fête ailleurs.


Pour commencer ce tour du globe, on se rend au pays des Anglais, nos chers rivaux du rugby. Chaque année pour le 5 novembre ou quand cette date tombe proche d’un week-end, tout au long du week-end, nos amis british fêtent le Bonfire Night (en français “nuit des feux de joie”) qui célèbre l'échec de la conspiration des Poudres de 1605. Cette conspiration, qui comprenait quatorze personnes, était un attentat qui visait le Roi Jacques d’Angleterre et la Chambre des Lords. Les conspirationnistes avaient placé 36 barils de poudre sous la Chambre des Lords et devaient tout faire sauter lors de la cérémonie d’ouverture du Parlement le dimanche 5 novembre 1605. Seulement, une lettre anonyme a prévenu les autorités du complot et ils ont pu intervenir avant que le Parlement ne finisse en cendre.


Ainsi, à cette même date pour célébrer l’échec de l’attentat, les Anglais allument des feux de joie et des feux d’artifice, et on y trouve aussi des concerts et des spectacles en tout genre, le tout en dégustant des saucisses de viande garnies d’oignons frits, de ketchup et de moutarde (une spécialité bien anglaise…).




Dans un tout autre décor qui se trouve être haut en couleur, nous allons à présent voyager jusqu’au Mexique et voir ensemble la fête de Dia de los Muertos qui se déroule le 1er et le 2 novembre .



Bien qu’elle soit célébrée dans l’ensemble des pays sud-américains, elle est originaire du Mexique et elle est issue d’une longue tradition qui remonte à l’époque des Aztèques, des Toltèques, et d’autres peuples Nahua (qui sont des groupes indigènes du Mexique).


Dans ces sociétés, le deuil est perçu comme un manque de respect envers le défunt. Les morts sont maintenus en vie de par l’amour et le souvenir qu’on maintient d’eux, et la mort est vue comme la suite naturelle et le continuum de la vie. Pour eux, les défunts font toujours partie de la société et ils se rendent tous les ans sur terre pour Dia de los Muertos. Ainsi, lors de cette fête, on accompagne les morts sur le chemin de la maison, on construit des autels à la fois près de leur tombe, mais aussi dans les maisons.


Sur les autels, on dispose le portrait du disparu, une bougie, on fait brûler des encens. Pour étancher la soif de notre proche après son long voyage depuis le monde des esprits, on met de l’eau à disposition et pour bien les accueillir, on place la nourriture qu’il aime.


De plus, on orne les autels de soucis (des fleurs oranges) avec aussi des « pan de muerto « (pain des morts), qui est un pain sucré avec des graines d’anis et qui est décoré d’os et de crânes faits de pâtes.


Les os peuvent être mis en cercle pour représenter le cycle de la vie.


Que ce soit le jour ou la nuit lors de Dias de los Muertos, les rues sont animées par des défilés, et les habitants s’habillent avec des costumes colorés et se peignent le visage comme des squelettes.


Vous pourrez aussi voir accrochés dans les rues et autour des autels des « papel picado » qui sont des tissus de soie colorés empilés en plusieurs couches et qui sont perforés. Même s'ils ne sont pas utilisés que pendant Dias de los Muertos, ils restent des éléments importants pour cette fête.


Une autre tradition peu connue que l’on peut retrouver est les calavera, et même si calavera veut dire crâne, ce terme a été ensuite utilisé pour décrire les poèmes humoristiques et sarcastiques, satiriques que l’on peut trouver dans les journaux, mais qui sont aussi lus à voix haute.

Cette fête traditionnelle, festive mais aussi remplie de symboles, est classée depuis 2008 par l’Unesco en tant que patrimoine culturel immatériel de l’humanité.




Envolons-nous à présent à l’autre bout du globe et jusqu’au continent asiatique là où dans plusieurs pays, se fête le 15ème jour du 8ème mois lunaire, la fête de la lune.



Cette fête est liée à plusieurs légendes qui diffèrent selon les pays, mais qui ont pour point commun, comme son nom l’indique, la lune, qui est généralement associée aux récoltes et donc qui est une fête agricole.


Pour commencer avec le Vietnam, la fête de la lune est le moment où on observe celle-ci afin d’essayer de percevoir des bons ou des mauvais présages. Mais elle porte aussi plusieurs noms comme la fête des lanternes, qui s’appuie sur une légende qui raconte qu’un jour, un gardien de buffle se serait envolé vers la lune en essayant de retenir un arbre sacré. A cette occasion, les enfants défilent dans les rues avec des masques d’animaux et des lanternes à la main en entamant une procession avec des danses, des chants et des spectacles.


Au Japon, l’autre nom de cette fête est « tsukimi » et plutôt que de faire de grandes processions, l’accent est davantage mis sur la contemplation de la nature. Pour célébrer cette fête, on préfère se retirer dans les temples et dans les sanctuaires. Elle permet aussi de célébrer la fin des moissons et de manger une spécialité automnale qu’est le mochi”. Par ailleurs, d’après une croyance populaire, les aspérités de la lune représentent un lapin qui bat un mochi.


Pour finir avec la Chine, la fête de la lune est dans ce pays la deuxième fête la plus importante après le nouvel an chinois. Elle symbolise le rassemblement des familles et tire son origine de la légende de Chang’e. Cette légende raconte qu’il y a longtemps, la Terre était entourée de dix soleils qui l'asséchaient, et qu’un jour Hou Yin en abattit neuf avec un arc ce qui l'a sauvée de la sécheresse. Seulement, Hou Yin, de par son exploit, devint tyrannique et une menace pour la société, et quand celui-ci s’apprêta à boire l’élixir de vie éternelle, sa femme qui a perçu la menace qu’il aurait pu devenir préféra boire tout le flacon, puis elle s’envola vers la Lune. On raconte qu’elle habite à présent dans un magnifique palais qu’on peut apercevoir selon la légende pendant cette fameuse fête de la Lune.




En octobre ou en novembre selon les années, et cette année du 10 Novembre au 14 novembre, si vous voulez illuminer vos soirées, je vous conseille de faire un tour en Inde pour assister à Diwali ou plutôt Divali qui est la forme contractée de Deepavali « rangée de lampes » en sanskrit.



Cette fête des lumières met à l’honneur plusieurs dieux (qui ne sont pas les mêmes selon que l’on soit au Sud ou au Nord de l’Inde ) et elle est très importante pour la communauté indienne qui célèbre Divali dans le monde entier.


Lors de celle-ci, les temples et les rues sont tapissés de bougies et l’on peut entendre le bruit des feux d’artifices et des pétards qui résonnent dans la nuit. C’est aussi l’occasion de s’offrir des cadeaux et se parer de nouveaux bijoux et de nouvelles tenues.


Cette fête se déroule pendant 5 jours mais le jour le plus important est le troisième car c’est pendant celui-ci qu’on célèbre Lakshmi (la déesse de la fortune, de la prospérité et de l’abondance). Selon si l’on se situe au Sud ou au Nord de l’Inde, on peut trouver certaines différences. Au Nord par exemple, le troisième jour marque aussi la fin du calendrier hindou du Nord de l’Inde et donc le début d’une nouvelle année (dans le Sud, on utilise le calendrier Shalivahana). De même, traditionnellement, Divali se fête toujours après la fête de Dussehra qui célèbre la victoire du Roi Rama sur le démon à dix têtes Ravana. Ainsi, on célèbre le retour de Rama à Ayodhya qui selon la légende n’avait qu’à suivre les lampes à huile pour rentrer chez lui. Au sud, on rend plutôt hommage à Krishna, une divinité centrale de l’hindouisme qui réussit à sauver 16 000 femmes du harem du démon Narakasur.


Cette fête est aussi l’occasion de célébrer Ganesh un dieu sacré avec une tête d’éléphant qui est invoqué afin de lever les obstacles qui pourraient bloquer le bon déroulement d’une action.




Afin de finir en beauté (et un peu alcoolisé) ce tour du globe, nous nous rendons tout près de chez nous avec nos chers voisins allemands et l’Oktoberfest « fête d’octobre » ou aussi connue sous l’appellation de fête de la bière.



Cette fête qui se déroule du premier samedi suivant le 15 septembre au premier dimanche d’octobre, est célèbre bien au-delà des frontières allemandes avec une fréquentation d’environ 600 000 visiteurs chaque année.


Bien qu’elle soit la plus grande fête foraine du monde, elle a su préserver et allier traditions et modernité, avec à la fois des attractions historiques et modernes et des musiques bavaroises traditionnelles avec aussi la présence de musiques actuelles allemandes et internationales.


De plus, la fête débute avec un défilé de plus de huit mille personnes portant des costumes traditionnels bavarois avec pour les hommes le « Lederhose » (culotte de peau, qui est une sorte de short en cuir avec des bretelles) et pour les femmes le « Dirndl (qui est une sorte de robe composée d’un corsage en haut et d’une jupe ample en bas, assortie d’un tablier).

Si vous avez peur de vous déshydrater après avoir fait la tournée des manèges, pas de panique, nos voisins allemands ont pensé à vous et au sein du Theresienwiese qui est le terrain aménagé de 42 hectares (près de Munich) où se situe la fête, vous trouverez quatorze tentes géantes où vous hydrater et des lieux de restauration autour de celles-ci pour vous rassasier.


Ainsi, vous pourrez trouver de la bière allemande servie dans des chopes (verres à bière) d’un litre (ou Mass qui correspond à 1,069 litre et qui était une unité de mesure en Bavière) .



Que ce soient avec une saucisse garnie, une peinture de squelette sur le visage, des feux d’artifice ou des mochi avec une bière à la main, vous avez à présent l’embarras du choix pour célébrer cette période automnale.



Jade


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